Les changements des exemptions de droits de douane américaines impactent les petites entreprises canadiennes

Olivia Carter
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Les villes frontalières animées du Canada sont devenues étrangement silencieuses ce week-end alors que les acheteurs américains, autrefois désireux de s’emparer des produits canadiens, se sont soudainement retrouvés face à des coûts inattendus aux douanes. La suppression brutale par le gouvernement américain de l’exonération de droits de douane de longue date pour les citoyens américains revenant du Canada a envoyé des ondes de choc dans les communautés de petites entreprises qui ont historiquement compté sur le commerce transfrontalier.

“Nous avons perdu 40 pour cent de notre clientèle du jour au lendemain,” déclare Marta Ramirez, propriétaire de Northwood Maple Products à Niagara Falls, en Ontario. “Les Américains venaient en voiture pour la journée, achetaient nos sirops et bonbons spéciaux, et rentraient chez eux sans payer de droits. Maintenant, ils appellent pour annuler leurs commandes car les coûts supplémentaires rendent cela prohibitif.”

L’exemption, qui permettait aux visiteurs américains de revenir avec jusqu’à 800 $ de marchandises canadiennes en franchise de droits après 48 heures à l’étranger, a été éliminée par un décret signé la semaine dernière. Le changement est survenu avec un préavis minimal, prenant au dépourvu à la fois les propriétaires d’entreprises canadiennes et les consommateurs américains.

Les analystes économiques de la Banque Royale du Canada estiment que ce changement de politique pourrait coûter aux communautés frontalières plus de 1,2 milliard de dollars annuellement en revenus perdus. Les producteurs d’aliments spécialisés, les artisans et les entreprises dépendantes du tourisme qui ont cultivé une clientèle américaine fidèle pendant des décennies sont particulièrement vulnérables.

À Windsor, en Ontario, directement en face de Detroit, Michigan, l’impact a été immédiat. “Le samedi est généralement notre journée la plus occupée avec les visiteurs américains, mais aujourd’hui je pouvais les compter sur les doigts d’une main,” remarque James Chen, qui exploite une fromagerie familiale spécialisée. “Ils m’envoient des messages disant qu’ils veulent venir, mais les calculs ne jouent plus en leur faveur.”

Le gouvernement canadien a répondu en établissant un groupe de travail d’urgence pour faire face aux retombées économiques. La ministre des Petites Entreprises, Elizabeth Santos, a annoncé hier : “Nous explorons toutes les voies diplomatiques pour négocier un renversement de l’exemption tout en développant simultanément des programmes de soutien ciblés pour les entreprises touchées.”

Les représentants de l’Association de l’industrie touristique du Canada sont particulièrement préoccupés par le moment choisi. “Cela arrive alors que nous entrons dans notre haute saison d’automne, lorsque les Américains traversent traditionnellement la frontière en masse pour les festivals des récoltes et les circuits de feuillage,” explique Robert Lafleur, porte-parole de l’Association de l’industrie touristique du Canada. “Les dommages collatéraux s’étendent au-delà du commerce de détail aux hébergements, restaurants et attractions.”

Les petites entreprises s’empressent d’adapter leurs modèles. Certaines établissent des centres de distribution américains pour contourner les nouvelles restrictions, tandis que d’autres améliorent leurs capacités de commerce électronique, bien que les coûts d’expédition et les formalités douanières demeurent des obstacles importants.

L’interdépendance économique entre les communautés frontalières canadiennes et américaines a évolué au fil des générations, créant des écosystèmes commerciaux uniques qui reposent sur la libre circulation des personnes et des marchandises. Les économistes notent que ces relations ont historiquement survécu aux tensions politiques, mais préviennent qu’une perturbation prolongée pourrait modifier de façon permanente les économies frontalières.

“Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le précédent que cela établit,” note la professeure d’économie de l’Université de Toronto, Dr. Sarah McKinnon. “La nature arbitraire du changement mine la confiance des entreprises et les investissements dans les régions frontalières qui luttent déjà pour se remettre de la pandémie.”

Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent en coulisse, les entreprises canadiennes se demandent si cela représente un revers temporaire ou un changement fondamental dans le commerce transfrontalier. Avec la saison des achats des fêtes qui approche rapidement, la question demeure : les consommateurs américains trouveront-ils des moyens de maintenir leurs traditions d’achat canadiennes, ou ce changement de politique redessinerait-il de façon permanente la carte économique de nos régions frontalières partagées?

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