Réunion sur l’infrastructure de l’APN Winnipeg 2025 pour façonner les discussions

Olivia Carter
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Ce qui pourrait s’avérer être un moment décisif pour le développement dirigé par les Autochtones à travers le Canada, la réunion au sommet sur les infrastructures de l’Assemblée des Premières Nations (APN) qui se tiendra la semaine prochaine à Winnipeg est présentée comme la base essentielle des prochaines négociations de haut niveau avec le gouvernement fédéral. La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a annoncé hier que cette rencontre établira une position autochtone unifiée sur les grands projets de ressources et d’infrastructures touchant les territoires des Premières Nations.

“Ce n’est pas qu’une simple réunion de consultation,” a déclaré la Cheffe Woodhouse Nepinak aux journalistes lors d’un point de presse à Ottawa. “Nous établissons notre vision collective et nos exigences avant de nous asseoir à la table avec les ministres fédéraux. Les Premières Nations doivent être des partenaires à part entière dès le début, et non des considérations secondaires dans le développement des infrastructures du Canada.”

Le sommet de trois jours, qui débute mardi au Centre des congrès RBC de Winnipeg, survient dans un contexte de tensions croissantes concernant la mise en œuvre de la législation sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et de disputes continues sur le développement des ressources dans les territoires traditionnels. Plus de 300 chefs de partout au Canada devraient y participer, ainsi que des agents de développement économique et des leaders d’entreprises autochtones.

Les observateurs de l’industrie notent que le moment est particulièrement significatif alors que le gouvernement fédéral a réservé 38 milliards de dollars pour des projets d’infrastructure qui touchent les terres autochtones au cours des cinq prochaines années. Ces projets vont des initiatives d’énergie propre aux corridors de transport et aux infrastructures de télécommunications.

“Ce qui se passera à Winnipeg la semaine prochaine va fondamentalement redéfinir l’approche du Canada en matière de grands projets,” explique Dre Miranda Wilson, spécialiste en gouvernance autochtone à l’Université de Toronto. “L’APN va au-delà du cadre standard de ‘l’obligation de consulter’ pour établir des paramètres de véritable partenariat économique.”

L’ordre du jour du sommet, publié ce matin, comprend des sessions spécialisées sur les partenariats en énergie propre, les structures de propriété pour les grandes infrastructures et les stratégies de mise en œuvre du cadre de réconciliation économique qui a été conceptuellement convenu lors des pourparlers préliminaires du printemps dernier.

La ministre fédérale des Services aux Autochtones, Patricia Hajdu, doit s’adresser à l’assemblée mercredi, bien que les responsables de l’APN aient souligné que les négociations formelles ne commenceront qu’après que les leaders des Premières Nations auront établi leur position unifiée.

Le Chef Wayne Sparrow de la Première Nation Musqueam, qui préside le Comité de développement économique de l’APN, a souligné cette occasion historique. “Pendant des générations, d’importants projets ont été réalisés sur nos territoires avec des bénéfices minimes pour nos communautés. Ce sommet marque notre transition de parties prenantes à actionnaires dans l’avenir économique du Canada.”

La réunion survient après plusieurs différends de haut profil entre les Premières Nations et les promoteurs de projets, notamment des conflits en cours concernant les expansions de pipelines et les opérations minières. Le mois dernier, une coalition de Premières Nations du Nord de l’Ontario a remporté une victoire juridique historique exigeant une participation économique significative dans le développement minier du Cercle de feu.

Les chefs régionaux de tout le pays ont passé des mois à préparer des documents de position qui orienteront l’approche de l’APN. La Cheffe Woodhouse Nepinak a souligné que même si les perspectives varient selon les régions, le sommet vise à établir des principes communs qui respectent à la fois la diversité régionale et la force collective.

“Nous ne cherchons pas des aumônes ou des consultations symboliques,” a-t-elle affirmé fermement. “Nous établissons le cadre de partenariats équitables qui reconnaissent nos droits inhérents et nos titres tout en créant une prospérité durable pour nos communautés et pour tout le Canada.”

Les représentants de l’industrie, bien que ne participant pas directement aux sessions de la semaine prochaine, suivent de près la situation. Le Conseil canadien pour le commerce autochtone estime que l’établissement de partenariats appropriés avec les Autochtones dans les grandes infrastructures pourrait débloquer plus de 100 milliards de dollars d’activité économique au cours de la prochaine décennie tout en offrant une certitude bien nécessaire aux investisseurs.

Alors que le Canada navigue à travers ses défis économiques et environnementaux complexes, cette nouvelle approche de partenariat avec les Autochtones pourrait-elle enfin briser le cycle de confrontation qui a caractérisé tant de grands projets ces dernières décennies?

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