Impact du jugement sur les tarifs de Trump sur le commerce canadien

Olivia Carter
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Impact de la décision sur les tarifs de Trump sur le commerce canado-américain

La récente décision de l’Organisation mondiale du commerce déclarant illégaux les tarifs sur l’aluminium et l’acier imposés par l’ancien président Donald Trump a créé des remous dans les relations commerciales nord-américaines, ce qui pourrait remodeler le paysage économique canadien alors que le président élu se prépare à retourner au pouvoir.

Cette décision historique, rendue plusieurs années après la mise en œuvre des controversés tarifs de 2018, représente une victoire importante pour Ottawa dans ce que de nombreux experts commerciaux ont qualifié de conflit commercial inutile. Malgré l’importance symbolique de cette décision, ses implications pratiques demeurent incertaines alors que Trump se prépare à reprendre la Maison-Blanche avec des promesses de politiques commerciales encore plus agressives.

“Cette décision confirme ce que nous avons toujours soutenu : ces tarifs violaient le droit commercial international,” a déclaré Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada, dans un communiqué suivant l’annonce. “Bien que nous accueillions favorablement cette reconnaissance, notre priorité reste la protection des travailleurs et des industries canadiennes dans cet environnement commercial en évolution.”

Les tarifs de 2018, justifiés en vertu de l’article 232 de la Loi américaine sur l’expansion commerciale citant des “préoccupations de sécurité nationale”, imposaient un droit de 25 % sur l’acier et de 10 % sur les importations d’aluminium de plusieurs pays, dont le Canada. Ces mesures ont déclenché des tarifs de représailles d’Ottawa et créé des tensions importantes entre ces alliés traditionnellement solides, jusqu’à leur levée en 2019.

Les experts commerciaux suggèrent que le moment de cette décision crée un scénario complexe. “La décision de l’OMC arrive à un moment particulièrement délicat dans les relations canado-américaines,” explique Dr. Marvin Thompson, analyste du commerce international à l’Université de Toronto. “Bien que juridiquement significative, les mécanismes d’application pratiques restent limités car Trump a historiquement été dédaigneux de l’autorité de l’OMC.”

Les industries canadiennes les plus vulnérables aux tensions commerciales renouvelées comprennent la fabrication, la production automobile et les exportations agricoles. Les chaînes d’approvisionnement intégrées entre les deux pays signifient que les perturbations causent généralement des douleurs économiques des deux côtés de la frontière, les analyses économiques suggérant que la précédente bataille tarifaire a coûté des milliers d’emplois dans les deux nations.

Les registres parlementaires indiquent que le Canada a exporté environ 16,8 milliards de dollars en produits d’aluminium et d’acier vers les États-Unis en 2022, représentant une composante cruciale de la relation commerciale bilatérale de 1,2 billion de dollars. Toute perturbation de ce flux crée des défis immédiats pour les producteurs canadiens et les fabricants américains qui dépendent de ces matériaux.

Le gouvernement Trudeau prépare discrètement des plans d’urgence pour d’éventuelles perturbations commerciales suite à la victoire électorale de Trump. Des sources au sein d’Affaires mondiales Canada indiquent que ces préparatifs comprennent des programmes d’aide ciblés pour les industries vulnérables et des initiatives diplomatiques auprès des parties prenantes américaines clés ayant intérêt à maintenir un commerce ouvert.

Les leaders d’entreprises à travers le Canada restent préoccupés par les retombées économiques potentielles. “Nous avons déjà traversé un conflit commercial inutile qui a nui aux entreprises des deux côtés de la frontière,” a déclaré Jennifer Wilson, PDG de la Coalition manufacturière canadienne. “Nos chaînes d’approvisionnement intégrées signifient que les tarifs ne nuisent pas seulement aux exportations canadiennes—ils augmentent également les coûts pour les consommateurs et fabricants américains.”

Alors que le Canada navigue dans ce paysage commercial incertain, la question demeure : le pragmatisme économique l’emportera-t-il sur la posture politique dans la prochaine administration Trump, ou sommes-nous témoins du début d’une restructuration plus profonde des relations économiques nord-américaines? Pour des millions de travailleurs canadiens dont les moyens de subsistance dépendent du commerce transfrontalier, la réponse porte des implications profondes.


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