Condition de paix contre le terrorisme à l’Î.-P.-É. interdit à un homme l’accès à Internet et au passeport

Olivia Carter
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Obligation de paix antiterroriste à l’Î.-P.-É. : Un homme privé d’Internet et de passeport

Dans une mesure de sécurité sans précédent à l’Île-du-Prince-Édouard, un homme de 43 ans fait face à de sévères restrictions après que les autorités ont découvert une arme imprimée en 3D et des activités en ligne préoccupantes à son domicile. L’obligation de paix antiterroriste ordonnée par le tribunal, considérée comme la première du genre dans la province, a essentiellement déconnecté l’individu de la société moderne, lui interdisant l’accès à Internet et exigeant la remise de son passeport.

La Gendarmerie royale du Canada a exécuté des mandats de perquisition à la propriété de l’homme à Charlottetown plus tôt ce mois-ci suite à des renseignements concernant une activité terroriste présumée. Ce qu’ils ont découvert a immédiatement fait des vagues dans l’appareil de sécurité canadien—une arme à feu fonctionnelle imprimée en 3D, des munitions et des preuves numériques d’engagement avec du contenu extrémiste.

“Cette affaire représente la nature évolutive des menaces à la sécurité au Canada,” a déclaré la surintendante de la GRC Patricia Reynolds lors d’un point de presse à Charlottetown. “L’intersection entre la technologie largement disponible et l’idéologie extrémiste crée de nouveaux défis pour les forces de l’ordre à travers le pays.”

Le suspect, dont l’identité reste protégée selon les termes de l’obligation de paix, n’a pas été accusé d’infractions criminelles. Cependant, le tribunal a déterminé qu’il existait des motifs raisonnables de craindre qu’il puisse commettre une infraction terroriste, déclenchant les mesures préventives en vertu de l’article 810.011 du Code criminel du Canada.

Les restrictions imposées sont exceptionnellement complètes. Au-delà de l’interdiction d’Internet et de la confiscation du passeport, l’individu doit se présenter chaque semaine aux autorités locales, observer un couvre-feu strict et éviter tout contact avec certaines personnes. De plus, il ne peut posséder aucun matériel lié à la fabrication d’armes à feu ou au contenu extrémiste.

Les experts juridiques notent que l’affaire met en évidence la tension entre les mesures de sécurité et les libertés civiles. “Les obligations de paix existent dans cet espace difficile entre la prévention des préjudices potentiels et le respect des droits individuels,” a expliqué Dr. Rebecca Martin, professeure de droit constitutionnel à l’Université Dalhousie. “Les tribunaux doivent équilibrer les préoccupations de sécurité immédiates et les libertés fondamentales.”

La GRC a refusé de préciser quelle idéologie extrémiste l’individu aurait soutenue, citant l’enquête en cours. Cependant, des sources familières avec l’affaire indiquent des liens avec du contenu promouvant la violence contre les institutions gouvernementales.

L’émergence des armes à feu imprimées en 3D présente un défi particulièrement complexe pour les forces de l’ordre canadiennes. Contrairement aux armes traditionnelles, qui nécessitent des matériaux et des compétences spécialisés pour être fabriquées, les armes imprimées en 3D peuvent être produites à l’aide d’équipements commercialement disponibles et de plans numériques partagés en ligne. Cette accessibilité contourne de nombreux cadres réglementaires conventionnels conçus pour les armes à feu commerciales.

Le ministre de la Sécurité publique Dominic LeBlanc a abordé les implications plus larges lors d’une conférence de presse à Ottawa. “Le gouvernement fédéral continue de surveiller les menaces évolutives à la sécurité nationale. Des cas comme celui-ci démontrent pourquoi nous devons rester vigilants et adapter nos mesures de sécurité pour faire face aux développements technologiques.”

Les dirigeants communautaires de l’Î.-P.-É. ont exprimé à la fois leur soulagement face à l’action préventive et leur inquiétude concernant la radicalisation dans leur province. “C’est alarmant de penser que des idéologies extrémistes pourraient s’enraciner dans nos communautés très unies,” a déclaré le maire Philip Thompson de Charlottetown. “Nous devons renforcer nos liens sociaux tout en restant attentifs aux signes avant-coureurs.”

L’affaire soulève d’importantes questions sur l’efficacité des obligations de paix comme outils de contre-terrorisme. Bien qu’elles imposent des restrictions immédiates, les critiques soutiennent qu’elles ne font que retarder plutôt que de s’attaquer à la radicalisation sous-jacente. Les responsables gouvernementaux rétorquent que de telles mesures créent des opportunités d’intervention cruciales pendant que les enquêtes se poursuivent.

Alors que les stratégies mondiales contre le terrorisme évoluent avec la technologie, comment la société canadienne équilibrera-t-elle les impératifs de sécurité avec la préservation des libertés civiles dans un paysage de menaces de plus en plus complexe?

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